L’enfant sauvage

Victor de l’Aveyron

Résumé :

Le 8 janvier 1800, un jeune garçon est capturé dans l’Aveyron. Cet enfant muet, nu et au comportement sauvage intrigue. Il semble différent des enfants abandonnés, malades ou idiots, que l’on trouvait à l’époque. Pris en charge au sein de l’Institut des sourds-muets de Paris et suivi par le célèbre médecin Jean Marc Gaspard Itard, ce « sauvage » baptisé alors « Victor » va focaliser tous les questionnements d’une société qui s’ouvre sur le XIX ème siècle. Au vu de la médecine actuelle, Victor souffrait d’autisme, maladie inconnue et incomprise à l’époque.

L’expérience cependant tournera court, du fait du désintéressement progressif du public et des médecins. Victor quitta alors l’Institut des sourds pour rejoindre une bâtisse près du val de grâce en compagnie de sa nourrice, madame Guérin. Il mourut là dans l’oubli le plus total vers l’âge de 40 ans.

Un film raconte les mésaventures de Victor, réalisé par François Truffaut en 1970. On peut également rapprocher ce récit et ce personnage d’un autre personnage, « John Merrick » dit « Elephant man » que David Lynch mettra lui aussi sur pellicule en 1980.

Extrait

Deux sites décrivant l’impact qu’a eu cette histoire sur la psychiatrie [article de la revue NERVURE journal de psychiatrie de janvier 2005] et sur les sciences sociales[bibliothèque numérique des sciences sociales UQAC]

Pour le travail demandé aux étudiants de niveau supérieur [type DELF B2 ou C1], le texte de référence et déclencheur de l’activité est composé de trois extraits des rapports du docteur Itard :

  1. 1800, arrivée à l’Institut. Description du comportement et l’établissement d’un diagnostic – convulsions et prostration ou indifférence.
  2. rapport de 1801. Description de l’allure et de l’amélioration du patient d’après ses fonctions vitales (nourriture, boisson, sommeil, digestion).
  3. rapport de 1806. Méthodologie vers la voie de la guérison. Apprentissage de l’écriture par la manipulation, le dessin puis la formation des mots.

La boulimie
[Piriya et Suda]

Mlle Agnès D. est venue me voir à cause d’une boulimie. Elle mangeait une très grande quantité de nourriture de manière incontrôlée et utilisait tous les moyens pour éliminer les excès : elle se faisait vomir à chaque fois qu’elle mangeait. Parfois, les vomissements étaient non provoqués. Ses vomissements avaient pour conséquence une perte de poids, la remontée dans l’œsophage et la cavité buccale des sucs gastriques ce qui occasionnait une inflammation, un gonflement et l’endommagement de l’émail des dents. Elle avait l’air inerte, stressée et l’idée fixe que son poids était excessif.

Après que j’ai établi un diagnostic, je lui ai conseillé de changer complètement ses habitudes. L’idée qui inspirait ses actes était d’être maigre pour être quelqu’un de valeur. Après m’avoir consultée, elle a commencé à arrêter de manger d’une façon excessive et d’éliminer les excès par les vomissements.

Le comportement alimentaire et les phobies d’apparence de la personne boulimique sont dûs à un manque de confiance en soi ; je l’ai aidée à la recherche de son moi et lui ai conseillée d’aller voir un nutritionniste. Au bout de trois mois, elle avait l’air moins stressée et est devenue plus en forme car elle avait changé ses habitudes alimentaires. Elle mangeait maintenant trois fois par jour. Elle se nourrissait correctement.

La dépression
[Thanyanuch et Chalisa]

À son arrivée chez le médecin, le patient semble très fatigué. Il dit au médecin qu’il a mal à tête, qu’il perd son appétit, qu’il dort mal depuis 2 semaines et qu’il devient de plus en plus distrait. Après avoir fait une prise du sang et pris son pouls, le médecin observe qu’il y a  peu d’oxygène dans le sang du patient et que ses battements de cœur sont irréguliers. Le patient raconte aussi qu’il est triste et stressé. Cela est dû à son chômage et à la séparation avec sa petite amie. Le médecin conclut que le patient souffre de dépression et lui prescrit 2 pilules de tranquillisant par jour en lui conseillant de boire beaucoup d’eau.

Une semaine passe, le patient revient chez le médecin. Il dit qu’il a mieux dormi et qu’il a plus mangé. Pourtant, sa petite amie lui manque. Cela le chagrine. L’analyse de son sang montre que la quantité d’oxygène augmente mais elle reste limitée à moins de la norme. Le médecin réduit le dosage à une pilule par jour et lui suggère de faire du sport aussi bien que d’avoir une vie sociale.

À la troisième visite, le patient a l’air plus heureux. Il est venu avec une jeune fille qu’il a rencontrée à la Croix-Rouge et dont il était tombé amoureux. Il dit que maintenant il dort bien toute la nuit et qu’il mange normalement. Sa tristesse a complètement disparu. Il a découvert que sa vie avait de la valeur grâce à sa dévotion pour les autres. Le médecin est certain que le patient est guéri alors il le laisse vivre sa nouvelle vie.

La rage
[Suwanna, Rampa et Nattika]

Chez le docteur, le premier  jour, un  malade est venu avec la morsure d’un animal à la jambe ; celle-ci enflait et était rouge. D’abord  on  l’a  nettoyée  avec de l’eau savonneuse et des solutions antiseptiques. Et puis, on a administré au patient un sérum antitétanique et des antibiotiques. De plus, on lui a  demandé de retrouver l’animal qui l’avait mordu car il devait être mis en observation pendant 15 jours.

Quelques jours plus tard, le même  patient est revenu. On a découvert qu’il avait une forte fièvre.
On a recherché des virus ou des antigènes viraux dans la salive, le liquide cérébrospinal. Puis, il nous a dit que le chien qui l’avait mordu s’était enfui et qu’il ne savait pas où il était. Il avait l’air soucieux. Alors, on lui a dit qu’il  fallait administrer une vaccination antirabique en 6 doses injectées sur une période de 3 mois. Il nous a répondu tout de suite qu’il était  d’accord.

Après 3 mois, il était bien mieux ; sa plaie aussi. Alors il  n’avait plus de sentiment d’angoisse, ni d’hydrophobie, ni fièvre,  ni tremblements. Finalement, il  nous a dit qu’il avait retrouvé tout à fait par hasard ce chien, toujours vivant, dans un  parc.

Le paludisme
[Sweeya, Tarnrin]
Notre patiente est une fille de 10 ans, d’un poids de 30 kgs. Il y avait 2 jours qu’elle avait une fièvre continue. Elle avait aussi des tremblements intermittents, des arthralgies, des nausées, des vomissements et de l’anémie. On a fait une prise  de sang pour établir le diagnostic, le TDR – tests de diagnostic rapide du paludisme, parce qu’on pensait que ses symptômes étaient ceux du paludisme. Le résultat de ce diagnostic était positif.

Comme médication, nous lui avons donné de la quinine (10 mg. X 30) en profusion glucosée rapide pendant 30 minutes toutes les 8 heures. Nous avons observé l’effet de ce médicament. Un jour plus tard, on a constaté qu’elle présentait une souche résistante à la quinine. Donc, on est passée de la quinine au Fansidir (400 mg. x 8 x 5 jours). Ce  médicament nous a donné des résultats satisfaisants.

La santé de notre patiente s’améliorait. Sa fièvre diminuait continuellement. Après 5 jours, elle était guérie et nous lui avons permis de rentrer chez elle. Elle a arrêté ses tremblements intermittents, n’avait plus des nausées et pouvait manger normalement. La pigmentation sur sa peau avait aussi disparu.

L’anorexie
[Supranee et Pamina]
Une jeune fille de 16 ans est venue à une consultation. A sa première visite, ses parents nous ont raconté qu’il y avait 3 mois qu’elle perdait du poids et son appétit d’avant. De plus, elle ne parlait à personne. On a fait une prise de sang pour analyser ses urines ; on a lui pris le pouls et fait une palpation. On a constaté qu’elle avait les symptômes de l’Anorexie.

La fois suivante, on lui a conseillé de prendre de la nourriture, de faire du sport et de sortir avec ses amis. En même temps, on a demandé à ses parents de passer du temps avec elle.

Un mois plus tard, elle nous est revenue pour un deuxième traitement. Elle était en meilleure santé mais elle ne communiquait toujours pas. Alors nous avons conseillé à ses parents de l’accompagner chez un psychologue pour une psychothérapie et un nutritionniste pour qu’elle réapprenne à s’alimenter et ainsi éviter une rechute. Les progrès sont lents mais satisfaisants.

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