Le procès – essai de débat

Afin de faire naître le débat et de développer un argumentaire, lorsqu’un groupe d’apprenants est important il est judicieux de faire participer tout le monde à un même jeu : par exemple celui d’un procès où chacun puisse trouver sa place selon ses goûts et ses capacités linguistiques.

Contexte historique – ressources

  1. Plaidoirie de maître Le Coroller au tribunal suite à l’attentat du Petit Clamart=> Podcast Plaidoirie
  2. Abolition de la peine de mort en France et dans le monde => PDM – peine de mort
  3. Organisation du système judiciaire en France => France 5 Edu et Infostrateges

Préparation – consignes

  • Organiser le procès d’un accusé en cour d’Assises
  • Définir le crime
  • Comprendre le système judiciaire
  • S’informer sur un cas réel
  • Chercher les arguments
  • Distribuer les rôles

Typographier le scénario

Délibérations

Vote et énoncé du verdict

Le juge président : Le 14 mai 2011, à l’hôtel « Sofautel de Nez York », dans le quartier Time Square, M. T.S.F. ici présent est accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec Mlle N.DO, la victime. Celle-ci l’accuse d’avoir essayé de la violer. En tant que Le procureur, je demande un véritable procès en justice contre TSF ainsi que sa condamnation. Donc, nous sommes ici pour trouver la conclusion de cette affaire.

Juge « Foong » : Selon le témoignage, pourquoi étiez-vous dans la chambre de TSF ?

Victime : J’étais là pour nettoyer la chambre. J’ai pensé qu’il l’avait déjà quittée. Il était déjà 1 heure et, d’après les règles de l’hôtel, les femmes de chambre peuvent ranger la chambre depuis midi.

Juge F : Vous affirmez que TSF a essayé de vous violer ?

Victime : Oui. Lorsque je ramassais la poussière, je l’ai vu, dénudé, sortir de la salle de bains. Soudain, il m’a approchée et m’a jetée sur son lit. J’ai crié pour qu’on puisse m’aider mais personne ne m’a entendu. Donc, il… il…

Juge F : Alors, y a-t-il quelqu’un qui vous a donné de l’argent pour faire cela ?

Victime : Non, je n’en ai pas besoin.  Réfléchissez, c’est moi qui suis déshonorée dans ce scandale pour toute ma vie !

Juge F : Vous l’aviez déjà rencontré avant ce jour-là, non ?

Victime : Non. Je ne le connaissais pas. Je n’ai pas pu me rappeler son visage !

Juge F : Alors, à votre avis, pourquoi vous a-t-il a violée ?

Victime : C’est son habitude ! Il a déjà violé plusieurs femmes ! Comme tout le monde le sait, ses anciennes aventures !

Juge F : Hum. Nous savons que l’on a trouvé du sperme sur votre chemisier. Si vous êtes sûre que c’est celui de TSF, pourquoi vous ne le faites pas examiner ?

Victime : J’avais trop de douleur. J’ai donc fait laver ce chemisier.

Juge F : Vous ne saviez pas que c’était sa chambre lorsque vous avez appris que vous deviez la nettoyer ?

Victime : Non ! c’était la première fois que je l’ai rencontré.

Le procureur : Excusez- moi messieurs dames, pourrais-je présenter un témoin, Elisabeth Z., une collègue de la victime devant le tribunal ?

Le témoin V de la victime est présenté.

Juge « Aem » : Le témoignage de la victime précise que cette dernière s’enfuyait pour aller demander de l’aide. Puis qu’elle vous a rencontrée. Qu’est-ce que vous avez vu ?

Le témoin  « Gib » : Je n’ai pas tout vu. Mais j’ai remarqué qu’elle courait dans un état pitoyable : son chemisier déchiré, ses cheveux ébouriffés. Il y avait des contusions sur ses deux bras. Elle était choquée. J’ai craint qu’il ne lui soit arrivé quelque chose dans la chambre.

L’avocat de l’accusé : Est-ce que vous êtes sûre qu’elle n’avait pas ces marques sur la peau avant ? Cela peut venir du travail. Elle est femme de chambre !

Le témoin V : J’en suis pas sûre : je ne l’ai pas vue parce qu’elle était malade pendant deux jours.

Le juge : C’est –à-dire que vous avez été dans la chambre de l’accusé avec la victime?

Le témoin V : Non, je faisais le ménage au même étage. J’ai entendu du bruit alors j’ai décidé de voir ce qui se passait et  j’ai vu la victime : elle a crié « Aide-moi. Aide-moi. »

Le juge : Cela signifie que vous n’avez cru que les paroles de la victime?

Le témoin V :  Oui.

Le juge : La victime vous a demandé de téléphoner à la police?

Le témoin V : Oui. Elle m’a demandé d’appeler la police.

L’avocat de l’accusé : Cela veut dire que vous n’avez pas vu tous les événements qui se sont produits. Donc, il est possible que la victime ait créé une situation afin de discréditer TSF.

Le procureur : Mais quand la police est arrivée, l’accusé était parti comme s’il était pressé de s’enfuir.

L’avocat de l’accusé : Pour cette accusation, TSF a assez de raison pour se défendre. Monsieur le Juge, est-ce que je peux présenter l’accusé de cette affaire ?

Le juge président : Monsieur TSF, pourquoi vous vous étiez pressé de partir de l’hôtel en laissant votre portable et une partie de vos affaires ?

TSF : Ce jour-là, j’avais oublié un rendez-vous important que ma secrétaire m’a rappelé, 20 minutes avant de partir.

Le juge président : Et il fallait que vous partiez tout de suite ? Vous n’aviez pas besoin de temps pour faire votre valise ou plutôt pour prendre votre portable ?

TSF :  Oui, j’ai dû me presser parce que je devais prendre l’avion 40 minutes plus tard. J’étais si pressé que j’ai oublié mon portable.

L’avocat de l’accusé : Pourrais-je présenter un témoin de l’accusé ?

Le témoin A de l’accusé est présenté.

Le juge : Selon l’accusé, vous lui téléphoniez. Il était quelle heure?

Le témoin A : Environ 12h50

Le juge : Pourquoi vous avez dû lui téléphoner?

Le témoin A : Je lui ai téléphoné pour lui rappeler le rendez-vous à 20 heures trente pour le dîner avec son épouse. Il devait arriver à l’aéroport JFK à 14 heures trente. A ce moment là, il venait se réveiller.

Le procureur :  Elle est la secrétaire de l’accusé. Elle travaille toujours pour lui. Donc, c’est normal qu’elle défende son patron. Peut-être, a-t-elle peur d’être au chômage.

Le témoin A : Je n’en ai pas peur. Je dis ce qui est la vérité.

L’avocat de l’accusé : J’ai une preuve. C’est un document donné par AT&T qui enregistre les détails de tous les appels. (เราเดินไปยื่นเอกสารให้ตอง)

Le juge président : Oui. Oui.

Le procureur : Cela ne signifie pas qu’il ne l’a pas violée parce qu’il avait fait cela avec une journaliste. Elle a des preuves mais elle n’a pas osé intenter un procès de peur de perdre son travail. Je voudrais présenter la preuve, la vidéo de B.D.

On présente la vidéo à propos de l’entretien entre B.D. et la journaliste

L’avocat de l’accusé : Mais cela ne signifie pas qu’il l’a fait pour une seconde fois. L’histoire que vous avez présentée est finie depuis longtemps. Et si elle a vraiment été abusée, elle devrait être horrifiée ou effrayée. Au lieu de se sentir comme ça, sans être pris de panique, elle peut précisément mémoriser tous les événements comme si tout cela avait été bien préparé.

Le procureur : Monsieur le président, Je ne puis accepter pas cette remarque ! Cette question est violente pour l’état d’esprit de la victime.

L’avocat de l’accusé : Pourquoi est-elle capable d’accorder un entretien à une émission télévisée si elle se sentait honteuse ?

Le juge président : Mesdames, messieurs. Nous allons nous revoir pour arriver à un verdict dans trois jours. Merci. Veuillez disposer.

Dans la salle de délibération à côte de la salle du tribunal. C’est le moment où le jury doit se réunir pour discuter et juger pour décider selon les preuves après le procès hier. Les jurés sont tirés au sort sur listes du jury criminel établies tous les ans dans chaque département à partir des listes électorales. Cette liste annuelle sert au tirage au sort des jurés de session, qui peuvent être amenés à siéger au cours d’une session déterminée. Maintenant, ils vont commencer à discuter.

– La victime a été violemment attaquée par l’accusé. Elle a essayé de s’enfuir de l’agression sexuelle ce qui a provoqué des blessures sur ses deux bras. Cela montre que l’accusé a tenté de la violer comme le dit la victime !

– Il est possible que ces blessures existaient précédemment à cause de son travail ou la femme de chambre s’est blessée elle-même. Sans aucun doute, elle tend à créer l’image d’une femme violée. En plus, sur son visage, il y a rien d’autre pour indiquer qu’elle est vraiment triste de cette situation. Je la trouve hypocrite.

– Cette preuve semble moins forte. Quelqu’un a-t-il d’autres preuves qui soient plus fiables ?

– Selon la victime, il y a un témoin qui travaille comme femme de ménage dans le même hôtel. Elle a témoigné qu’elle a vu cette victime crier « aidez-moi » en sortant de la chambre de l’accusé avec rapidité et affolement ; ses cheveux étaient mal peignés avec le chemisier déchiré.

– Peut-être la victime et le témoin ont eu une relation intime et elles s’entraident pour réussir ce plan secret.

– Dans ce cas, il est impossible que la femme de ménage ne sache pas qu’il y avait quelqu’un dans la chambre. En plus, c’est l’hôtel Sofautel de Nez York  à cinq étoiles. Il faut une bonne gestion.

– Oui, naturellement, cet hôtel de luxe oblige à des règles strictes même s’il peut y avoir des erreurs. Je crois que cette situation paraît bien préparée parce que les événements se sont déroulés rapidement.

– Dans ce cas, je suis d’accord mais pourquoi était-il si pressé qu’il en a oublié son téléphone portable ?

– C’est parce qu’il avait un rendez-vous avec sa femme.

– Mais il est étonnant qu’il laisse son téléphone portable.

– Tout le monde peut oublier le portable ; ça ne vous est jamais arrivé, à vous ?

– C’est vrai, mais généralement, c’est un appareil indispensable dans la vie quotidienne. Ça m’étonne, surtout de la part d’un homme tel que lui !

– Humm… vous avez raison. Je pense qu’un homme politique comme lui fait attention à des choses comme cela. Et alors, j’ai un autre fait. Vous savez bien que TSF a subi quelques scandales sexuels notamment avec une journaliste. Cet événement-là rassemble à cette histoire. C’est-à-dire que cette fois n’est pas sa première fois. Ainsi, il est tout à fait possible qu’il ait obligé quelqu’un à faire l’amour avec lui une nouvelle fois.

– Et je pense que la journaliste qui s’appelle B.D. a peur d’avouer la vérité à la police. Peut-être a-t-elle peur d’avoir un problème avec cet homme car TSF est une personne influente, très célèbre.

– Mais ce cas, il n’y a pas eu de suite, et de plus, la journaliste ne dit rien sur ce sujet. Elle sait bien que cette action violente de cet homme l’a déshonorée, mais au lieu de le mettre en accusation, elle n’a fait rien pendant des années.

– Ce que vous avez dit est possible, peut-être. Et… quoi d’autre ? Ah… la médiatisation de cette aventure au public… Normalement, les femmes préfèrent rester muettes en cas d’agression sexuelle de crainte que tout s’envenime. Mais pour notre victime, c’est tout à fait le contraire ! J’ai des doutes sur les raisons pour lesquelles elle a révélé tout ceci sur un programme de télé. Je voudrais savoir ce qu’elle veut. Quelqu’un peut-il m’expliquer ?

– Parce qu’elle veut révéler le fait et le public aussi s’intéresse à ce genre de nouvelles croustillantes ! Sachant que TSF est très connu, elle devait craindre qu’il lui décourage de dire la vérité. Ainsi, elle doit se présenter sur les médias pour proclamer le droit, la protection d’elle-même et des autres femmes.

– Vous êtes féministe ? Hein ?

– Non ! Je veux juste interpréter et analyser la cause possible selon les preuves que nous avons maintenant.

– Ah, voilà. Mais… J’ai une autre suggestion. Je pense qu’elle déclare tout cela pour attaquer TSF pour des raisons politiques

– Je sais. Cette raison concerne la politique, peut-être. Je suis d’accord avec vous. N’oubliez pas que l’année prochaine, il devait être candidat aux élections présidentielles.

– C’est de la persécution politique, peut-être. Vous êtes d’accord avec moi ?

– Humm… Peut-être oui. Une sorte de complot alors.

– Vous êtes sure ?

– Ou avez-vous d’autres idées pour réfuter cela ?

– Je pense que la victime n’a pas assez de preuves pour elle. Si vraiment elle avait été violée, pourquoi n’accepte-t-elle pas un examen médical approfondi ? …

Quelques jours plus tard dans le tribunal

Le juge président : D’après les témoignages de la victime et l’accusé, les preuves sont faibles et la victime, elle-même, a déjà menti plusieurs fois dans d’autre cas. Nous, juges et jurés ne pouvons croire ses paroles. Nous prononçons donc TSF non coupable…

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