― Structure narrative

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On trouve dans de nombreuses formes littéraires une structure narrative équivalente, qui suit un processus de développement de l’histoire quasi identique ; ainsi, dans la nouvelle, le roman ou le conte.

Le premier à établir une véritable narratologie du conte est Vladimir Propp, dans « Morphologie du conte » en 1928. À partir d’un corpus d’une centaine de contes de fées russes dont il analyse la structure, Propp fait apparaître 31 fonctions, certaines obligatoires, d’autres facultatives mais qui s’enchaînent dans un ordre identique autour de trois grandes séquences.

Séquence préparatoire : Absence => Interdiction => Transgression => Interrogation => Demande de renseignement => Duperie => Complicité

Première séquence : Manque ou méfait => Médiation => Commencement de l’action contraire => Départ du héros => Première fonction du donateur => Réaction du héros => Transmission => Déplacement, transfert du héros => Combat du héros contre l’antagoniste => Marque => Victoire sur l’antagoniste

Deuxième séquence : Réparation du méfait => Retour du héros => Poursuite => Secours => Arrivée incognito du héros => Imposture – Tâche difficile => Accomplissement de la tâche => Reconnaissance  du héros => Découverte du faux héros => Transfiguration => Châtiment => Mariage ou accession au trône

En 1966, Algirdas Julien Greimas (cf. revue Image & Narrative) regroupe les 31 fonctions définies par Propp dans un schéma actanciel. La narration est un jeu d’équilibre entre des forces ou des rôles qui sont des actants et où les relations qu’ils entretiennent et qui ont pour fonction la narration sont des actes. Le grand nombre de personnages spécifiques de Propp se voit réduit à trois paires d’actants fonctionnels.

  • Le sujet : héros de l’histoire
  • L’objet : ce que le héros cherche à obtenir ou le but qu’il cherche à atteindre
  • Le destinateur : force qui pousse le héros à agir
  • Le destinataire : personne concrète ou morale pour qui le héros agit. Celui avec qui le héros est lié par un contrat
  • Les adjuvants : les personnages ou les éléments qui aident le héros dans sa quête
  • Les opposants : personnage(s) ou force(s) qui s’oppose(nt) au héros dans sa quête et qui détienne(nt) généralement les objets de la quête, les épreuves et les obstacles.

En 1973, dans « La Logique du récit. » collection Poétique aux Editions du Seuil, Claude Brémond poursuit les travaux de Propp et propose une grammaire narrative qui met en place une structure du récit qu’on peut résumer comme telle (Cf. travaux de Schneider) :

  • Situation initiale : situation de rupture, de manque, etc.
  • Force de transformation de la situation initiale : transgression d’un interdit
  • Action/processus de transformation : quête, épreuves, obstacles, etc.
  • Force d’équilibre (réparation) : éléments de résolution
  • Situation finale : nouvel équilibre

Pour résumer et adapter cette structure à un public d’apprenants de français, un livret numérique a été spécialement conçu dans le but de mieux spatialiser les temps du passé que la structure exige. Ce livret, créé à l’aide du logiciel Didapages, est voulu comme une aide cognitive. Il propose en quelques exercices de s’approprier les notions fondamentales du récit en adaptant le temps requis par l’actant.

Le scénario – suite des événements qui sont la conséquence des rapports entre les différents éléments de l’intrigue et qui, partant d’une situation initiale, aboutit à une situation finale.

  1. la situation initiale
  2. le déclenchement et l’élément déclencheur
  3. le déroulement et les péripéties
  4. le dénouement et le chute
  5. la situation finale

L’intrigue – l’ensemble des facteurs qui agissent les uns sur les autres au cours du récit – dont :

  1. les circonstances
  2. le héros
  3. l’objectif à réaliser
  4. les adjuvants
  5. les opposants
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