TECHNOLOGIES Information et Communication

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) regroupent l’ensemble des outils et médias permettant la production, le traitement et la transmission de l’information sous toutes ses formes (textes, données, images et sons). Les TIC tiennent désormais une place centrale dans l’économie. Non seulement leur utilisation semble insuffler de la productivité et de l’innovation dans tous les secteurs de l’économie mais, surtout, les secteurs producteurs de TIC ont contribué fortementà la croissance économique jusqu’en 2000.

Depuis très peu d’années ces TIC sont appliquées dans la pédagogie. On utilise alors l’acronyme de TICE pour Technologies de l’Information et de la Communicationdans l’Enseignement.

D’après les études les plus récentes (=> EducNet) quelques grandes tendances se dégagent, notamment en terme de typologie des enseignants utilisateurs en classe allant au delà de l’habituelle distinction entre pionniers, jeunes et moins jeunes.

Les enseignants utilisateurs avec leurs élèves considèrent qu’il s’agit d’une suite logique d’une utilisation personnelle des TICE. Il s’agit également d’une réponse à la généralisation des usages TIC dans la société.

Pour ces enseignants, il s’agit d’abord de sensibiliser les élèves aux nouvelles technologies, de faire réaliser un projet pédagogique particulier puis de donner plus d’initiatives aux élèves dans les processus d’apprentissage.

Sur les thèmes à plus forte valeur ajoutée pédagogique, il y a une sous utilisation pédagogique des TICE : aider les élèves en difficultés, introduire une nouvelle notion et individualiser une séquence en fonction du niveau de chaque élève. De même pour l’évaluation : évaluer les connaissances et identifier les élèves en difficulté.

Il n’est pas toujours facile cependant de faire accepter l’innovation technologique et les TIC au sein d’une Institution ou auprès des enseignants. En témoignent ces exemples du passé :

  • Platon craignait la technique de l’écriture (voir l’histoire de Theuth et Thamous dans Phèdre).
  • Frédéric II, empereur romain en 1231 interdit la conservation des actes publics sur le papier, lui préférant le vieux parchemin dont la fiabilité est reconnue.
  • On interdit aussi à la même époque l’usage des chiffres arabes et on préféra les chiffres romains parce que le concept de zéro était étranger et embarrassant pour les romains.
  • On a décrié l’opéra, le théâtre…Henry David Thoreau décria le télégraphe en 1854 au moment où s’implantait un réseau panaméricain. « Le Maine et le Texas n’ont rien d’important à communiquer ».
  • Le New York Times fulmina en 1877 contre le téléphone d’Alexandre Graham Bell, une amélioration du télégraphe qui permet d’aller directement à l’essentiel.
  • Le journal la Nation déplora en 1893 l’usage des photos dans les journaux.Will Irwin en 1936 parla de la radio en disant « qu’elle a les moyens d’exciter les centres nerveux les plus bas et de créer des émotions que l’auditeur confond avec des pensées ».
  • À propos du crayon, le développement des gommes sur les crayons, au début du XXe siècle, fit énoncer une loi qui dit que « plus les erreurs sont faciles à corriger, plus il va y avoir d’erreurs ».
  • Maintenant on dit que la télévision est en train de détruire la lecture.
  • Le New York Times, en 1938, avance que le dactylo va menacer le crayon

STEPHENS, M. (1998), The Rise of the Image, the Fall of the Word, New York, Oxford University Press.

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